
Zetsuai & Bronze 1989
Bonjour à toutes et tous.
Pour ma chronique d’aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler d’un animé, ou plutôt de deux OAV (bien que le manga aurait mérité beaucoup plus).
Aujourd’hui je vais vous parler de « Zetsuai » et de sa suite « Bronze ».
Je vais bien sur vous en parler plus en détail, mais d’abord voyons de quoi ça parle :
Koji Nanjo est l’une des stars les plus célèbres de tout le Japon.
Avec sa magnifique voix et sa beauté extrême, il séduit tout le public.
Mais Koji reste un jeune homme insensible, détruit et qui ne connaît rien à l’amour.
Un soir pluvieux, ivre et étalé dans les poubelles, un jeune homme vient l’aider et le ramène chez lui.
Lorsque Koji se réveille, il se trouve dans la maison du jeune Takuto Izumi, un très beau lycéen, mais également un grand prodige du football.
Koji saura plus tard qu'Izumi a été son premier amour.
En effet, lorsque Koji avait 11 ans, il a vécu le moment le plus bouleversant de toute sa vie en passant par hasard, il a aperçu un joueur enragé, passionné,
aux yeux exprimant tant d’émotions qu’ils ont touché même Koji, qui s’est alors renseigné sur la personne, mais on lui dit qu'Izumi était une fille.
Malgré le fait que l’objet de ses désirs soit un homme, Koji ne peut pas se débarrasser ses sentiments.
Avant tout, pour accrocher à ces OAV, il va vous falloir vous replonger dans les années 90.
Car ici tout y est extrêmement « marqué ». Les vêtements, les musiques, mais surtout l’animation. Ici tout y est extrêmement dramatique.
Je ne sais pas si vous avez vu « Lady Oscar », ou « Très cher frère » mais niveau animation,
nous somme dans le même registre, autant vous prévenir tout de suite.
Pour celles et ceux que ces lignes n’ont pas découragé, je vais maintenant vous parler de l’histoire :
Nous allons donc suivre l’histoire de Koji Nanjo, à qui le succès sourit depuis quelques années apparemment,
mais qui se sent désespérément vide, malgré les excès et les abus que sa célébrité lui permettes.
Un jour, alors qu’il gît dans la rue à la suite d’une soirée trop arrosée, il fait la connaissance de Izumi.
Et là, notre Koji ressent un trouble qu’il n’aurait jamais dû ressentir.
C’est alors que commence pour lui, la plus belle période de sa vie : car il sent enfin vivant.
Mais aussi la plus grande descente aux enfers, car l’élu de son coeur est un garçon…
Et quand je vous parle de descente aux enfers, je n’exagère pas, car par la suite, notre Koji, va connaître les pires tourments qui existe.
Il va se voir sombrer petit à petit dans la folie, et va se trouver incapable de se maîtriser.
Mais surtout il va se trouver incapable de protéger la personne qu’il aime contre cette folie… ce qui va le conduire loin… très loin.
Si vous avez des problèmes avec la pression psychologique, le harcèlement,
et le consentement arraché dans un drama ou un animé, alors vous pouvez passer votre chemin, parce que Koji ne va reculer devant rien.
Cela dit, plus amoureux que lui, ça va être compliqué de trouver (du moins, c’est comme ça que je l’ai ressentie).
C’est un personnage entier, qui se débat parmi ses démons, mais qui ne peut pas vivre sans la personne qu’il aime,
même si cette personne lui cède pour des raisons autres que l’envie ou l’amour.
Tout ce qui compte pour lui, c’est de pouvoir protéger cette personne quel qu’en soit le prix.
Du côté de Izumi, les sentiments ne sont pas plus clairs…
Il est très difficile de dire pourquoi il reste avec Koji, pourquoi il le tolère auprès de lui, mais surtout pourquoi il accepte tout ce qu’il accepte.
Ses sentiments sont assez difficiles à définir, il y a peut-être un peu du syndrome de Stockholm, mais je ne pense pas que ça ne soit que ça…
Il a aussi pour moi aussi de la dépendance, de l’amour, de la haine, de la vulnérabilité, peut-être même un peu de pitié...
C’est très compliqué, très alambiqué, et du coup très difficile à décrire… Mais personnellement, ça a su me toucher.
J’ai été tour à tour émue, révoltée, mais surtout terriblement frustré de ne pas en avoir plus à me mettre sous la dent !
Là, on a des questions qui restent en suspens, et c’est franchement dommage.
Il est clair que pour une histoire aussi psychologique que celle-là, un format plus long aurait été le bienvenu.
Là, deux OAV de 45 minutes, c’est un peu léger.
Et comme le manga est maintenant trop vieux, et seulement à moitié édité, impossible de se rabattre sur ce support…
Dommage parce que j’aurais volontiers lu la suite.
Passons donc maintenant à l’animation et au graphisme :
Alors là, comme je vous l’ai dit au début de ma chronique, c’est pas génial.
Les dessins, bien que fidèles au style de l’auteur, sont terriblement marqués 90,
et surtout il ne faut pas être rebuté par ces visages longilignes, par ses mentons très pointus, par ces silhouettes anguleuses.
Même si le deuxième OAV est quand même plus joli, c’est quand même un coup de crayon assez spéciale (du moins pour moi).
Niveau animation c’est pas plus glorieux, on a quand même pas mal de plan fixe, des scènes qui manquent de fluidité,
et des aspects dramatique très exagéré. Bref, on ne va pas se mentir, l’animé accuse son âge, c’est indéniable.
Par contre gros moins de cet animé : les protagonistes sont censés être des ados de 17 ans ! On y croit pas une seule seconde !
Que ce soit physiquement, ou mentalement on leur donne 10 ans de plus… c’est un détail ok, mais niveau crédibilité, là c’est le carton rouge direct !
Par contre les scènes sensuelles sont plutôt jolies, très loin de celles de maintenant, mais beaucoup plus esthétique que dans certain animés.
Il existe aussi un oav qui s’appelle « Bronze Cathexis ».
Mais cette Oav ne présente pas grand intérêt (du moins pour moi) parce que ce ne sont que des clips de chansons de Koji Nanjo,
où on voit nos personnages dans diverses scènes qui touchent à l’irréel, ou au fantasme.
Niveau musique :
Eh bien, pour celles et ceux qui connaissent le (vieux) groupe japonais « Buck tick » vous allez être servis.
Ce n’est certes pas eux qui ont signé l’ost, mais ça se ressemble beaucoup.
C’est encore une fois assez marqué 90, mais les paroles sont très importantes pour l’animé, et la musique cadre parfaitement avec.
Là-dessus, je n’ai rien à redire.
En résumé :
Ce sont des OAV que je vous recommande, si vous être fans d’animé sombre et psychologique.
Bien sûr, le format est loin d’être idéal, et vous laissera sur votre faim, mais malgré ça je trouve que cet animé vaut vraiment le coup d’être vu.
Ici vous ferez la connaissance de personnages torturés et malsains, mais aussi d’un amour destructeur et inconditionnel.
J’ai personnellement été très touchée par nos héros, et par ce qu’ils doivent traverser pour trouver ne serait-ce qu’un peu d’équilibre.
Pour moi, niveau histoire, c’est quand même du haut niveau, mais malheureusement c’est inabouti. Dommage.
Je vais donc finir par ma note :
8/10