17 Mars 2023
Moonlight Chicken
En pensant à Moonlight Chicken, un seul mot me vient à l’esprit : prodigieux !
Avant de parler de la série, je me dois de remercier chaudement ma très chère Maya de m’avoir exhorté à la regarder
malgré mes réticences à suivre les épisodes chaque semaines.
Mon plus grand défaut, je dois l’avouer, c’est que je n’ai aucune patience pour les séries.
Voilà pourquoi, j’ai énormément de mal avec le concept de saisons où on doit attendre parfois plus d’un an pour avoir une suite
et même le fait d’attendre une petite semaine me met à l’agonie.
Et là je dois également remercier Sky Heaven d’avoir traduit la série si rapidement car, deuxième défaut, lire les sous-titres en anglais, ça me tue.
Mais assez parlé de moi, revenons à Moonlight Chicken. Croyez-le ou non, à la fin du visionnage, j’étais triste.
Triste car je devais quitter toutes ces personnes que j’avais appris à connaître.
C’est en cela que cette série est prodigieuse, elle vous happe littéralement pour vous immerger totalement dans ce petit monde du marché.
Dès le premier épisode, on a l’impression qu’on a toujours vécu avec les personnages si attachants qui vivent et se croisent dans ce petit monde si réel.
En effet, la série est très réelle, elle nous raconte la vie, tout simplement.
On rencontre tous ces gens, on assiste, spectateur, à leurs joies, leurs défis, mais aussi leurs peines car tout ça fait partie de la vie.
On rentre dans l’intimité de ces gens du marché.
Je dis spectateur, mais cette impression se gomme vite car le jeu des acteurs est tellement juste
et les décors sont si faciles d’appropriation qu’on a vraiment l’impression de faire partie de l’histoire.
La série traite, en si peu d’épisodes, un nombre impressionnant de thématiques et toutes sont menées à bout.
On nous montre qu’il y a plusieurs sortes d’amour : des couples de longue date, des amours naissants, de l’amour filial, des amours perdus….
Que le deuil est présent dans le court de la vie de chacun également : le deuil d’un amour, le deuil d’une personne chère ou d’un parent, le deuil d’une vie….
Que l’argent domine beaucoup la vie de chacun : pour garder un commerce, pour réussir à s’instruire comme on le souhaite,
pour garder ce qu’on a construit, pour accueillir une nouvelle vie….
On nous parle de lois, d’orientation sexuelle, de handicap, d’acceptation, de légitimité, de relations entre les humains tout simplement.
Même la musique _ qu’à mon grand regret je ne remarque pas toujours dans les séries _ ici nous emporte dans un sentiment doux-amer, tout comme le fait la vie,
elle nous rappelle avec ses sonorités que la vie est faite de tout : du bon comme du moins agréable, ça forme un tout qu’il faut savoir apprécier malgré les difficultés
( OST que j’écoute en boucle pour écrire ce ressenti, d’ailleurs ).
Enfin, je dirai que le thème principal qui régit la série n’est pas l’amour ou l’argent ou d’autres dont j’ai déjà parlé, mais bien l’affection.
L’affection que partagera toujours un couple qui se sépare après plusieurs années d’amour.
L’affection d’un oncle pour son neveu qui doit être à la fois un ami, un conseiller mais aussi un père.
L’affection d’un enfant pour son parent malgré les erreurs que peut commettre celui-ci.
L’affection d’un amoureux éconduit par la personne qu’il aime mais qui restera son meilleur ami.
L’affection, donc, qui lie toutes ces personnes qui se croisent dans les rues du marché de Pattaya City.
Si on parle des acteurs et personnages.
Earth et Mix ont une alchimie de fou qui vous clouera sur place, on les retrouve dans des rôles bien différents, à mon sens, qu’à l’habitude et ils sont merveilleux.
First et Khaotung sont… non avec eux, mon objectivité s’est fait la malle….
Mon gros gros coup de cœur va a Gemini et surtout Fourth, ces deux petits sont époustouflants ! ( et j’ai déjà fondu sur une autre série avec nos deux amoureux en rôles principaux! )
Vous allez me traiter de dingue mais je retrouve ce que je ressens avec Max Nattapol ( l’amour BL de ma vie ) quand je regarde le jeu de Fourth, lui je vais le suivre,
il a du potentiel !
En résumé, je ne pensais pas qu’en seulement 8 épisodes, cette série pourrait me chambouler ni à quel point.
Le seul défaut que je lui trouve, et encore ce n’est pas de sa faute, c’est que la langue des signes n’est malheureusement pas universelle
et il est parfois bien difficile de comprendre sans connaître.
En tout cas, je garde cette série dans mon disque dur, pour la regarder à l’envie, par un week-end ensoleillé ou pour un jour de pluie, elle convient à toutes les ambiances !
Maintenant, à vous de vous faire votre avis.