26 Novembre 2022
Vice Versa
Que dire de Vice Versa ?
J’avoue avoir lancé le visionnage sans trop d’à priori n’ayant eu que peu de critiques, ni de renseignements sur la série.
En général, j’aime bien quand les séries traitent un sujet un peu fantastique mais la déception étant souvent au rendez-vous,
j’avais un peu peur que ce ne fut encore le cas cette fois-ci.
En fait, pas du tout !
J’ai beaucoup aimé la façon qu’on eu les scénaristes de montrer toutes les petites choses qui différaient entre les deux univers
et la réaction qu’avaient les " visiteurs " en y faisant face pour la première fois.
Par contre, j’ai eu beaucoup de mal à me faire aux changements d’acteurs (et de rôles) entre les univers
. À la base, c’était une idée brillante, mais les personnages du premier univers n’avaient, à mon sens, pas assez été développés pour qu’on s’y attache réellement.
Et ceux du deuxième sont imposés si vite, qu’il m’a été difficile de m’y accrocher et de raccrocher les wagons car,
oui, j’avoue m’être emmêlé les pinceaux entre qui joue le rôle de qui au départ…
La série nous montre une formidable démonstration d’amitié avec ce groupe de copains qui, malgré les embûches, essaye envers et contre tout de réaliser son rêve.
C’est une production qui nous montre également qu’il faut respecter la vie d’autrui, ses rêves,
ses attentes et qu’il n’est pas si facile que ça d’enfiler les bottes d’un inconnu et d’éviter de faire tomber sa vie en ruine.
C’est également un lakorn qui nous parle d’amour.
Après des débuts, que je dois avouer avoir trouvés un peu longuets,
nos leads vivent une histoire d’amour belle et entière (et amateurs de bisous vous serez servis, croyez moi!).
Ils s’aiment, ils sont l’oxygène l’un de l’autre, ils s’aiment tellement que lorsqu’ils sont arrachés l’un à l’autre, leur monde s’écroule littéralement.
En cela, Talay a été criant de vérité quand il exprime sa douleur poignante face à la mer,
j’ai vraiment eu l’impression qu’on m’arrachait le cœur de la poitrine,
j’aurai pu être sa main qui retournait inlassablement le sablier que lui avait offert son âme-sœur comme pour revisionner,
par ce biais, les jours et les souvenirs passés ensemble.
Talay avait perdu son portail. Il avait perdu l’autre moitié de son âme.
Le portail m’amène au point qui m’a paru le plus gênant dans l’histoire.
Certes, cette histoire de portail et de rêve était intéressante mais je trouve que c’est mal amené ou mal expliqué ( ou les deux ).
Je pense qu’ils auraient dû, soit le clarifier d’avantage, soit laisser la chose sans explication et laisser la suspension d’incrédulité faire le reste.
Le problème ici c’est qu’ils essayent d’expliquer les choses mais avec tellement de tournures compliquées et d’exceptions aux règles que,
finalement, on y comprend plus rien.
Mais, on oublie bien vite ces petits tracas et fautes dans la série
( comme les placements de produits assez abusifs ou les second rôles pas si développés que ça et qui servent seulement d’exposition aux leads )
pour aimer l’œuvre dans son ensemble, pour apprécier l’amour par delà les différences, par delà les univers et les dimensions.
J’ai aimé Vice Versa pour sa joie de vivre, pour la richesse de l’amitié que ça montre, pour la ténacité qu’il faut avoir pour surmonter les obstacles de la vie,
pour le temps qu’on passe avec son âme-sœur qu’on voudrait pouvoir bloquer dans le sablier des années qui passent.
Même si je connais la fin et les tenants et aboutissants, je la reverrai très certainement avec une tendresse dans le regard
et je vous invite aussi à passer la porte des mondes pour participer à cette aventure.
Maintenant, à vous de vous faire votre avis.