2 Décembre 2022
Alors, tout d’abord, je ne suis pas fan des Sitcom européennes et américaines mais je voulais voir ce que ça pouvait donner du côté asiatique.
Bon, je n’ai rien contre les couleurs hyper saturées utilisées dans la série qui donnent un ton acidulé à l’ensemble, on a l’impression de sucer un bonbon qui pique pendant les visionnages et au moins ça réveille.
Par contre, les rires enregistrés ne m’avaient pas manqués, loin de là, mais je peux encore m’en accommoder car j’ai été biberonné.e à cette " soupe " durant mes jeunes années. Mais alors, les bruitages…. Déjà, ils sont censé être humoristiques ( alors que pas du tout ) mais en plus on nous les rajoute à chaque p****n de phrase auxquelles on rajoute les rires enregistrés et si les acteurs se regardent un peu longtemps ou font des " jeux de sourcils ", on en rajoute une couche ! Je vous jure, j’ai dû mordre mon plaid pour ne pas exploser mon écran. ( Ça coûte cher en plus ces petites bêtes là… )
Cette façon de faire a eu deux effets malheureux sur moi : de un, elle me sort à chaque fois de l’action en me créant un tic d’énervement ( je sors de la série avec des TOC maintenant ! ). De deux, elle m’a rendu l’histoire presque antipathique, à tel point que j’ai mis les épisodes en vitesse x1.5 à partir du 7ème épisode ( et encore c’était une gageure de rester en vitesse normale jusque là !). J’ai au moins appris à lire les sous-titres encore plus vite ^^
Passons à l’histoire en elle-même. On peut dire que les scénaristes on l’art et la manière de faire monter la sauce. On nous tease la romance épisode après épisode et à chaque moment de climax on fait retomber le soufflé, mais sachez les amis que quand le soufflé retombe, on ne peut plus le regonfler, et, au bout d’un moment, ben on va voir dans le frigo s’il ne reste pas plutôt une part de pizza à se réchauffer.
J’arrête les métaphores culinaires, ça va me donner faim et cette série m’a plutôt coupé l’appétit.
Alors, vous me direz : " Oui, mais Alio, toi tu fais partie de la team crousti, si ça se saute pas dessus, t’aimes pas ça... ". Je vous répondrai :
oui, mais non.
Point n’est besoin pour moi que nos beaux éphèbes se sautent sauvagement dessus dès le 2ème épisode pour me plaire, j’aime aussi quand il y a un fond, une histoire prenante, des moments haletants ( même si on ne va pas jusqu’au " bout " ). L’essentiel est de savoir tenir le spectateur en haleine mais pas en faisant comme dans Rak Diao où à chaque petit moment de rapprochement entre les leads, on te passe la scène de 3 secondes, 10 fois en changeant l’angle, en ralentissant les images, en changeant la prise de vue, du genre :
– Hé ! Regarde !
– Hé ! Regarde !
– Hé ! Regarde !
– Hé ! Regarde !
– Hé ! Regarde !
– Hé ! Regarde !
Ça soûle, hein ? Ben voilà l’effet que ça m’a fait. Après ça, j’ai essayé de m’accrocher aux détails qui me feraient continuer de regarder la série, car je vous l’avoue, je n’aime pas arrêter un projet que j’ai commencé. Et je ne donnerai jamais mon avis sur une production que je n’ai pas entièrement vue, car d’après moi, on ne peut donner son avis que si on a vu l’entièreté de l’œuvre.
Donc, pour ce que j’ai aimé, je dirai tout d’abord le jeu d’acteur de Earth Thanakrit Talasopon ( Rak ), celui-ci est tout amour ! En plus d’être beau à tomber, il est impossible de lui en vouloir quoiqu’il fasse, il est trop adorable et il passe tellement d’émotions par ses regards ! Moi j’ai fondu littéralement…
Win Songsin Jaipan ( Diao ) ne joue pas trop mal mais je n’ai pas aimé sa propension à tenter de lancer des regards qui tuent comme sait si bien le faire Gulf Kanawut Traipipattanapong ( Type de TharnType ), ça se voit tellement qu’il essaye de le copier mais il échoue lamentablement et Rak a bien raison de le considérer comme un chihuahua. Il n’est pas né celui qui se hissera à la cheville du charisme de tueur d’un Type en colère !
La série ouvre des chemins de réflexion déjà vus mais toujours intéressants à traiter dans ce genre de situation mais, si tard dans la série, qu’on a pas de réponse finalement ce qui m’a laissé un goût de frustration amère dans la bouche. J’aurai aimé que le scénario s’appesantisse un peu moins sur le jeu du chat et de la souris de nos deux leads et avancent un peu plus dans leur histoire comme voir la réaction de la sœur et/ou des parents de Diao…
En définitive, je pense que les fans de sitcoms sauront peut-être trouver leur bonheur dans cette production. Moi je révérai de voir Earth Thanakrit Talasopon ( Rak ) dans une autre production car je pense qu’il a un bon potentiel à émoustiller son auditoire ( Oh oui, souris-moi encore ! ). Mais je continuerai à voir, de temps en temps, des sitcoms pour voir si d’autres auront plus d’attrait à mon égard.
Maintenant, à vous de vous faire votre avis.