14 Mai 2024
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Habituellement, j’aime les BL japonais pour les thématiques qu’ils proposent qui sont entrecoupées par des tranches de vie plus douces ou comiques selon l’axe choisi par le scénario. Malheureusement, Perfect Propose n’a pas su marcher sur le fil entre ces deux ressentis.
La série traite d’un sujet fort et intéressant, qui résonne d’autant plus en moi car c’est une thématique que je ne connais que trop bien : celle de l’épuisement professionnel. Tout au long des épisodes, on souffre avec Hiro de la lente agonie que lui procure, non seulement son travail, mais aussi et surtout son chef abusif ( celui-là, si j’avais une dépanneuse, sa langue ne resterait pas longtemps à crier sur les autres… ).
Cette thématique est appuyée par le tournage des scènes dans des petits bureaux tristes et exigus dont on ne voit que les postes de travail, sans qu’il y ait une ouverture sur le reste de l’espace de travail. Tout comme les couleurs fades et sombres utilisées qui ajoutent une lourde chape à l’ensemble. Notre univers devient aussi sombre que la perspective d’avenir de Hiro.
L’horizon démoralisant de Hiro s’éclaire d’un rayon de lumière à l’arrivée de Kai. En effet, Kai se présente d’entrée de jeu comme son futur mari et en plus lui prépare des petits plats qui, déjà, donnent l’eau à la bouche mais améliorent grandement le moral tout comme la santé défaillante de Hiro. J’ai faussement cru que l’arrivée de Kai serait un élément de comédie qui viendrait éclaircir l’ensemble morne et maussade de la série, mais, non seulement Kai possède ses propres problèmes dont l’intrigue n’est que peu attachante car traitée et jouée de façon bien trop insensible et presque même comme indifférente. Mais aussi, les attouchements que se permet Kai lors de leur premier nuit ensemble assombrit d’avantage le tableau en jetant une cape d’ombre sur leur relation naissante. Ce comportement cliché de prédateur sexuel gay ne m’a pas plu du tout.
Le second problème de la série, et non le moindre, c’est que le thème angoissant et toxique de la vie au travail de Hiro stagne en longueur et ne semble jamais décoller ce qui devient très vite ennuyeux. Si on ajoute à cette faute de scénario une romance terne et presque froide, il ne reste qu’un bilan doux-amer du drama dans son ensemble.
Je tiens tout de même à saluer le jeu d’acteur de Shunya Kaneko ( Hiro ) qui est très convaincant dans son rôle dramatique. Mais cette performance se heurte à une relation amoureuse sans éclat qui, certes, possède des racines mignonnes car j’ai aimé voir la construction de leur lien au travers des flash-backs mais, bien qu’on nous présente une fin heureuse avec l’acceptation de ses sentiments par Hiro, on en ressort avec un sentiment d’inachevé ou de trop peu. D’ailleurs j’aurai presque préféré que Hiro finisse avec son collègue si prévenant et qui fut le seul à essayer d’arranger sa situation, j’ai trouvé que ces deux-là avaient plus d’atomes crochus que notre couple principal.
Maintenant, à vous de me faire part de votre avis. |