29 Août 2023
Voilà, aujourd’hui je décortique Past-Senger, alors sortez vos grands jeans à taille haute,
vos casquettes pastels et vos vestes en jeans à motifs africains, on part dans les années 90 baby !
Bon, une chose qui ne change pas dans un BL estudiantin : on a droit à tous les clichés du genre.
Si c’est pas la garce qui pète les plombs dès qu’elle se foule un cil, là, c’est le gosse de riche,
suivi de sa clique de débilos, qui embête tout le monde à la mode " j’vais l’dire à mon père Potter ".
Il donne quand même lieu à des scènes assez ubuesques comme quand j’ai vu le duel de cuisine à la mode Food Wars entre Soda et Franc…
je me suis dit " je jette l’éponge, cette série est en roue libre… "
Ce méchant n’est pas très charismatique et finalement pas si méchant que ça, quand on apprend à le connaître.
Il m’a fait pensé à ce type de molosse qui reste attaché à une chaîne en faisant peur à tout le monde à aboyer
comme un démon possédé et qui, en fait, se révèle être un bon gros toutou fou d’amour et en mal de caresses.
On a bien sûr la bande de copains qu’on a eu ou qu’on aurait rêvé d’avoir à l’époque de notre prime jeunesse
( le premier qui fait un commentaire sur mon age avancé pour dire ce genre de choses, je le stérilise à la petite cuillère… ),
ça c’est le genre de cliché qu’on adore et qui nous plonge à chaque fois dans une douce nostalgie.
Ce qu’il y a de bien c’est qu’on a deux bandes de copains !
Ceux des années 90 ne sont pas tellement développés ( malheureusement ) dans le passé
mais j’ai adoré leur complicité de 2022 et les autres savent nous planter un joli décor actuel.
La série est un " Enemy to Lovers " comme beaucoup avec, bien évidemment,
l’un des deux leads qui va tomber malade pour que l’autre s’en occupe et le prenne en pitié et/ou commence à ressentir de l’empathie pour lui.
Ils sont bien sûr aussi forcés de vivre ensemble pour faciliter les rapprochements et les situations plus dénudément vêtues.
Ben oui, essayez de caser une scène de ce genre dans un café, ça passe carrément moins bien.
Pourquoi croyez-vous qu’ils boivent toujours des américanos glacés ? C’est au cas où ça se renverse !
( Alio tu pars trop loin dans ton délire là… ).
Et n’oublions pas les rivaux, les vrais comme les faux, qui popent un peu partout pour attiser la jalousie comme les malentendus.
Si on en vient à parler de l’amnésie, personnage à part entière de la série quand même, j’ai été moyennement convaincu.e, je dois le dire.
Déjà, l’amnésie qui te fais devenir un abruti ( pour rester poli.e ) forceur et capricieux, bon… mais en plus,
quelqu’un peut me dire POURQUOI Bamee doit se souvenir de Kiew pour l’ouverture de la porte temporelle ?
Pourquoi ça ne peut pas marcher avec Moodaeng ? La réponse ? Parce que ! Ah ben oui, ben merci alors…
Si on aborde le quart d’heure amnésie, le patron du café, on en parle ?
Un gars vient draguer mon mec, sous mes yeux, tout en sachant qu’il est amnésique, toujours sans vergogne, mais on est où là ?
Moi, je lui décroche un pain dans une ruelle sombre en 2-2, il pourra l’ajouter au menu, non mais !
Je sais qu’on dit qu’il n’y a pas de loi en amour mais je pense que chacun est censé avoir un minimum d’estime de soi,
ben ce gars là a dû le diluer dans son café du matin…
Concernant la romance justement, je les trouve trop mignons ensemble, juste adorables !
Par contre, quand ils ont commencé à parler d’aller voir les aurores boréales ensemble, là j’ai dit non !!
Commencez pas avec ça, hein ? Après y en a un qui va chercher du sel et… non c’est juste pas possible ( vous avez la réf ? ).
Sur les choses que j’ai aimées,
il y a bien sûr le transfuge du garçon des années 90 aux années 2022 qui a réussi le pari d’avoir un rendu exceptionnel.
J’ai adoré le voir découvrir les technologies, les changements, les drames de sa vie ou de celles de ses nouveaux et anciens amis.
J’ai aimé la complicité qu’il garde avec ses amis de l’époque et celle qu’il construit avec leurs enfants.
J’ai aimé le parfum de douceur onirique qui se dégage de la série entière.
Et alors, les voir danser à 40 piges sur un vieux tube avec leur fringues de l’époque,
je vous jure que je me le suis passé en mode replay ce moment là.
On en arrive à la fin. La fin longuement décriée et critiquée par les nombreuses critiques que j’ai pu voir.
Déjà, je dirai une chose que je n’ai vu écrite absolument nulle part :
ils auraient quand même pu prendre un acteur qui a la même couleur d’yeux que Kiew, à défaut de la forme du visage.
Sinon… ben, non, c’est tout.
Ça ne me choque pas qu’ils aient une différence d’age.
Je trouve que ça montre que quand on aime, on n’aime pas seulement un corps, on aime la personne pour ce qu’elle est.
Mais je vous vois les rageux ! Alors, je vous pose une question :
Cette fin serait-elle aussi huée s’il s’agissait d’un couple hétéro avec une jeune fille et un vieux gars ?
Comment ? Ça ne se fait plus maintenant ?
Oui, oui, j’ai bien vu des films qui dénoncent comme vous, mais ne croyez pas que ce ne soit pas monnaie courante,
certaines séries ou films utilisent toujours autant des personnes qui ont un grand écart pour jouer les amoureux transis sans que ça ne choque personne.
Des exemples ?
Vous connaissez Gossip Girl ? Taylor Momsen qui jouait Jenny Humphrey avait 15 ans
et jouait une partie du couple avec Chace Crawford ( Nathaniel " Nate " Archibald ) qui avait 23 ans.
C’est trop vieux comme série ? Y’a pas assez d’écart ?
OK, alors Mes premières fois, série de 2020,
l’actrice principale, Maitreyi Ramakrishnan ( Devi Vishwakumar ) et Darren Barnet ( Paxton Hall-Yoshida ) ont, eux, 10 ans d’écart.
Et là je ne parle que des acteurs mais dans les personnages il y a en a encore pléthore, croyez-moi !
En résumé, malgré ses défauts et ses quelques longueurs, j’ai pris plaisir à regarder cette série et je pense bien la revoir un jour.
Maintenant, à vous de vous faire votre avis.