
On Cloud Nine
Une petite série vraiment tout en douceur, comme sur le nuage du titre.
Les couleurs, les paysages, alliés à la musique savamment dosée m’ont fait ressentir beaucoup de nostalgie.
On ne peut se départir de l’ambiance onirique dans laquelle nous plonge l’histoire,
on se sent comme si on avait pris la clé de la porte des rêves de Mork et qu’on assistait,
spectateur, à son parcours initiatique sur lequel il sera guidé par Tiew.
Au départ, par contre, l’histoire m’a paru bien sibylline, certaines choses me paraissait aller de soi mais d’autres m’ont perdues.
Après la révélation de l’épisode 3, j’ai même remis les deux premiers épisodes pour essayer de voir si je n’avais pas manqué des détails.
La série nous perd, nous retrouve, nous fausse compagnie.
Mais tout cela pour qu’on soit dans le même état de confusion que ressent Mork tout au fond de lui, il ne veut pas s’y attacher mais ce sentiment est bien là.
Nos deux protagonistes évoluent seuls dans cet univers presque irréel, aux bords flous et construisent leurs amour petit à petit.
C’est une romance douce, presque douce-amère au vu des flash-back parfois…
La scène intime est à couper le souffle de beauté selon moi,
elle est d’une douceur que je n’ose pas mettre de point d’exclamation à ma phrase de peur d’égratigner ce tableau d’affection
qu’une caresse pourrait évaporer comme le nuage d’un rêve quand on se réveille au petit matin.
Et les papillons qu’on voit depuis le début un peu partout et qui n’apparaissent pas dans cette scène, faisaient la fiesta dans mon ventre.
La scène qui suit la nuit d’amour de notre petit couple n’en est que plus poignante,
je vous jure que j’ai senti mon conduit lacrymal se remplir ( je pleure jamais, alors c’est déjà ça ) et je restais en alerte devant mon écran,
dans l’attente et dans l’espoir mais aussi dans la même angoisse qui devait étreindre le cœur de Mork à ce moment-là.
Et on reste à la fin des 6 épisodes, comme au sortir d’un doux rêve : le cerveau un peu embué,
les muscles relâchés avec un léger parfum de mélancolie qui plane dans la pièce
et comme une envie de goûter un jour à la première rosée de l’hiver avec l’être aimé…
Maintenant à vous de vous faire votre avis.