18 Octobre 2023
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Cette série est un des premiers BL coréens que j’ai pu voir qui, enfin, possède plus de 8 épisodes au compteur et ça fait un bien fou ! En effet, la durée accrue a permis d’étoffer jusqu’aux personnages secondaires ce qui donne un épaisseur bienvenue à l’ensemble de l’œuvre.
Il m’a fallu tout de même voir la série plusieurs fois car, je dois bien l’avouer, la première fois, je ne l’ai que légèrement appréciée et elle ne m’est pas resté en mémoire. La deuxième fois, je l’ai vraiment redécouverte et j’ai pu pointer du doigt certains défauts tout comme plusieurs qualités. Enfin, mon dernier visionnage en date m’a fait, je pense, l’apprécier à sa juste valeur.
C’est pourquoi j’ai préféré attendre ce moment pour en faire un ressenti car je pense que mon avis aurait été bien différent sans tout le bagage accumulé des différentes séries que j’ai pu regarder entre ces 3 visionnages.
J’aimerais commencer par un petit tour d’horizon des personnages car, même s’il s’agit d’une romance estudiantine avec beaucoup de clichés bien connus, les choses ne sont pas vraiment ce qu’elles paraissent être avec ce drama.
Si on prend nos héros, Woo Tae Kyung n’est pas juste le jeune introverti et sans amis qu’on nous dépeint car il est surtout quelqu’un qui ose toujours s’affirmer, qui est d’une franchise parfois même désarmante et c’est un garçon qui restera toujours honnête autant avec lui-même qu’avec les autres. Ensuite, Noh Shin Woo, nous est présenté un peu comme le garçon froid, distant, à la répartie cinglante et butée. Mais dès qu’on le connaît, on s’aperçoit que c’est quelqu’un qui est en fait particulièrement timide à s’ouvrir aux autres, il fait le cheminement de l’amitié ou de l’amour pas à pas, sans jamais vouloir blesser ou presser la personne avec laquelle il relationne et à l’arrivée, il reste un ami sans failles sur qui on peut compter.
Pour compléter ce triangle amoureux ( qui est vraiment bien réalisé pour une fois ), parlons de Shin Da On, le beau-gosse, la star du lycée, trop gentil pour être vrai qui est en fait un garçon qui porte les cicatrices dues à son envie de plaire. Totalement délaissé par ses parents, il cherche à rester parfait en tout point. Il ne dit jamais non mais prend sur ses épaules toute la misère et les tracas des autres, en plus des siens. Il pense malheureusement que s’il acquiesce à tout ce que les autres peuvent lui demander, ceux-ci lui rendront la pareille, alors qu’en réalité, seul un véritable ami saura vous soutenir en toute occasion. Da On l’apprendra de façon douloureuse mais il pourra compter sur ses amis pour lui éviter de se perdre et pour lui enseigner la manière de dire non sans éprouver de culpabilité.
Notre quatrième larron, Namgoong Shiwoon, n’est pas simplement un clown de service, le gars désinvolte qui ne pense qu’à engloutir des snacks, c’est l’âme de cette petite bande du conseil des élèves. Il est bien plus mature que nos trois sommets du triangle amoureux et il a toujours les mots qu’il faut pour les faire avancer ou pour les arrêter dans leur chute. Sans lui, beaucoup de points de l’intrigue ne trouveraient pas de solution. J’ai énormément aimé le personnage de Shiwoon, je l’ai trouvé extrêmement bien construit et développé.
Pour finir, le professeur Seo Haet Bit m’a bien amusé.e avec sa nonchalance de grand benêt parfois, mais il a toujours un mot gentil pour chacun et accompagne chacun de ses élèves avec toute la bienveillance du monde.
Mon seul regret aura été le personnage de Lee So Hee. Malheureusement, elle n’aura pas réussi à sortir du cliché du seul personnage féminin qui est l’antagoniste d’un des leads masculins, si on la retire de l’histoire, il n’y a pas de grands changements car la fuite de la photo qui met le feu aux poudres aurait pu être faite par une autre personne. En cela, la série ne se positionne pas comme féministe mais je pense que ce n’était pas le propos non plus.
J’en viens aux thématiques abordées qui sont, certes déjà vues, mais toujours d’actualité ( et une petite piqûre de rappel, ça ne fait jamais de mal ). Da On incarne parfaitement la peur d’être jugé, la crainte du regard des autres. Mais aussi le sentiment de solitude extrême quand on rentre dans une maison vide alors qu’on vient de quitter un lieu où tout le monde vous connaît, vous adule et vous demande. Shin Woo nous montre ce que doivent se dire toutes les personnes LGBT qui font un coming-in ( désigne la prise de conscience de son appartenance à la communauté LGBT ) à l’adolescence ou à l’enfance. Bien qu’il se fiche du regard des autres, il sait qu’il vaut mieux ne pas se dévoiler au risque de s’attirer des problèmes ou des violences.
D’autres choses sont abordées comme l’amitié indéfectible qu’on peut se créer ou l’amour inconditionnel qui fait qu’on ne va pas essayer de se mettre avec une personne si celle-ci en aime une autre mais ce ressenti est déjà bien long. Si on parle de la romance, celle-ci est douce, elle se construit naturellement. Ici pas de tournure toxique, pas de tragédie mais elle n’en reste pas moins belle à regarder. Niveau OST, j’ai aimé que les chanteurs montrent leur soutien à la communauté à plusieurs reprises.
Pour finir, quelques points noirs de la série comme le fait que parfois les acteurs manquaient de rythme dans leurs dialogues et ça m’a sorti.e de l’action. Dans l’ensemble, l’acting n’était pas mal mais certains acteurs auraient besoin de plus de pratique. Le premier épisode n’est, heureusement, pas représentatif de la série car celui-ci est vraiment en deçà du reste au niveau de la qualité et de la mise en scène et…… y s’est passé quoi au niveau du maquillage de Lee Sae On ( Woo Tae Kyung ) ? C’était voulu de le faire ressembler à un spectre ou il a éternué dans un paquet de farine avant la prise ? C’est même pas raccord avec la couleur de son cou ! Bon, ok, je pinaille mais ça m’a bien fait rigoler.
Bilan, Light on Me n’est pas le meilleur des dramas, mais il ne vous laissera pas indifférent et vous laissera même quelques questions en tête.
Maintenant, à vous de vous faire votre avis. |